COVID-19 :(

Notre erreur

Nous faisons face depuis le début de l’année 2020, au coronavirus. Nous avons commencé par le sous-estimer, pensant que c’était un virus chinois qui resterait en Chine, et qu’il nous suffirait de ne plus y aller pour s’en protéger. Pire encore, certains on cru que seuls les chinois y étaient exposés et qu’on pouvait continuer à aller faire du business en Chine, en prenant quelques précautions, notamment ne pas se mêler aux populations locales!

Fatale erreur! Le nouvel an chinois terminé, chacun est rentré chez lui partout dans le monde, le business a repris de plus belle et l’heure était encore à la fête un peu partout; c’était le temps des carnavals…et de la propagation mondiale du virus. Le temps qu’on comprenne ce qui nous arrive, le drame était déjà installé. Des morts par milliers un peu partout, les hôpitaux bondés de malades, des personnels soignants débordés, et les politiques dépassés. La réalité est terrifiante: c’est l’humanité entière qui est concernée!

Le temps de la prise de conscience et de l’horreur

Les frontières se sont fermées. Des mises en quarantaine se sont imposées un peu partout. Le traffic aérien est devenu quasi nul, l’heure du confinement a sonné. L’heure est grave, il s’agit de changer nos modes de vie si nous voulons survivre. Le ralentissement s’impose à tous et dans tous les secteurs d’activité. On doit soit se réorganiser, soit s’arrêter. Prendre des décisions qui ont du sens.

Ce qui nous apparaissait impossible et irréaliste il y a peu de temps, s’est imposé à nous comme la seule chose à faire. Face à l’horreur du décompte quotidien des morts il a fallu ralentir nos vies, nos industries, prendre soin de soi et des autres. Partout la résilience magnifique de l’humanité s’est déployée à travers des élans de solidarité #restezchezvous , la discipline collective dans l’intérêt de chacun. L’humain et la santé ont repris leur place devant l’économie et la course à la surconsommation. Naturellement la consommation raisonnée et de proximité s’est imposée. Uniquement, l’essentiel: ce dont on a réellement besoin. Le reste n’a plus de sens maintenant que nous sommes face aux vraies priorités.

Oh (re)Découvertes!

On (re)découvre une valeur nouvelle au temps. Les confinés s’angoissent d’avoir du temps, ils n’étaient plus habitués. Ils ne savent pas trop quoi en faire au début du confinement. Les repères ont disparus avec le ralentissement général. Les journées se réorganisent: on a soudain du temps pour soi (et c’est effrayant), avec nos proches et pour être productifs autrement. On télé travaille , on priorise, on relativise. L’humain reprend sa place centrale partout. On se parle, on lit, on s’aide, on éduque nos enfants à nouveau. Mon Dieu! que se passe t’il?

La santé est au premier plan, prendre soin de soi et des autres. Gestes barrières et distanciations sociales. Prendre des nouvelles de nos proches, mais aussi de nos voisins. Se soucier du bien-être de chacun, se respecter. Célébration et re-valorisation de tous ces métiers essentiels à notre survie: Les soignants, les caissières, les éboueurs, les livreurs ( la liste n’est pas exhaustive), tous ces héros du quotidien reprennent leur place au premier plan médiatique devant les soit disant influenceurs. Enfin du sens dans nos vies!

La planète résiliente elle aussi, avec le ralentissement de nos vies, se régénère partout, notamment dans le ciel et les océans. Face à l’urgence de prendre soin de l’humanité, nous lui avons laissé de la place pour faire ce qu’elle fait de mieux: prendre soin de notre écrin de vie, et avec le temps se régénérer.

Quelles leçons à retenir?

C’est déplorable que ces réflexions et ce retour à l’essentiel s’imposent au prix de tant de vies perdues et sacrifiées par l’inconscience générale. Mais j’y vois néanmoins de l’espoir.

Ceux qui seront toujours là, sortirons grandis de cette crise. Ils auront la responsabilité de se souvenir de nos erreurs, et de tout ce qui s’est imposé à nous pour pouvoir en sortir. La nécessité de redonner au temps, si précieux, sa valeur et de savoir prendre du recul et se remettre en question en toute circonstance. Seul, nous ne sommes rien, l’humanité ne survit que lorsqu’elle se coordonne et agit dans l’intérêt de tous. Aucune vie et aucune nation ne prévaut sur les autres. L’économie et la consommation ne peuvent plus prévaloir sur l’essentiel, dénués de sens ils sont obsolètes. Il convient de se souvenir que ce ne sont que des moyens d’agrémenter notre quotidien, et qu’ils ne sont tolérables dorénavant que dans la mesure où ils ont du sens, pour servir l’humanité et la planète et non l’inverse.

Nous devons cela à tous ceux qui ne survivront pas à cette crise sanitaire ainsi qu’à nos enfants, que nous devrons désormais éduquer dans ce sens.

Prenez soin de vous!

Myriam:)

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